De la culture à la distribution : découvrez comment les produits à l’aloe vera arrivent jusqu’à vous

Mise à jour le 26/07/2020

Les propriétés de l’aloe vera ne résident pas dans un composant isolé de la plante mais dans la combinaison de tous ses éléments. C’est pourquoi il est important de suivre chaque étape du processus de production d’un produit à base d’aloe vera, et cela de façon exhaustive, pour s’assurer que le gel d’aloe vera conserve tous les bienfaits de la plante.

Le processus de production de l’aloe vera

Faisons ensemble un petit tour d’horizon depuis la culture et récolte de l’aloe vera, jusqu’aux produits conditionnés pour arriver jusqu’à vous 

De la plante jusqu’à vous, les producteurs d’aloe vera comme les sociétés de distribution doivent prend soin de chaque étape du processus de production par des contrôles de qualité. De la culture au conditionnement, en passant par la récolte et l’extraction de la pulpe, chaque étape de fabrication doit être soigneusement contrôlée.

Retrouvez les 10 étapes du processus de production :

  1. Plantation et culture de la plante aloe vera.

  2. Récolte de l’aloe vera.

  3. De la matière première à l’usine.

  4. Nettoyage des feuilles d’aloe vera.

  5. Coupe des feuilles d’aloe vera.

  6. Extraction du gel d’aloe vera.

  7. Stabilisation et conservation du jus d’aloe vera.

  8. Contrôle qualité du jus d’aloe vera.

  9. Emballage et étiquetage du jus d’aloe vera.

  10. Distribution des produits à base d’aloe vera.

UN CONTRÔLE CONTINU DE LA QUALITÉ.

Les plantations et la culture de l’aloe vera

L’aloe vera est cultivé dans les pays chauds où la plante pousse généreusement grâce à un ensoleillement naturel et maximal, dans un lieu privilégié en plein champ et à l’air libre.

Les pays comme l’Espagne (dont les îles Canaries), le Maghreb, l’Afrique, le Mexique ou la République Dominicaine permettant à la plante de s’épanouir pleinement grâce à des conditions climatiques idéales.

L’environnement est souvent semi-montagneux ou situé sur des hauts plateaux pour limiter l’apport d’engrais, de pesticides ni autre adjuvant chimique. Bien entendu, on préfère si l’aloe vera est cultivé dans un environnement exclusivement réservé à la culture biologique !

  • Maîtrise de la maturité de la plante.

  • Respect du cahier des charges biologique.

  • Respect de l’écosystème.

Ici nous mettons en avant des marques aloe vera « coup de cœur » pour leur engagement en culture biologique afin d’obtenir des produits naturels et de qualité 

La reproduction de l’aloe vera peut se faire par rejet ou par pollinisation, mais la pollinisation pouvant entraîner des dégénérescences néfastes, il est préférable de choisir la reproduction par rejet, qui consiste au remplacement de la plante-mère par la jeune pousse. Elle permet une reproduction 100% naturelle et c’est la seule qui permette de garder ses qualités originelles à l’aloe vera.

L’aloe est une plante forte, mais certains éléments peuvent favoriser sa croissance. Idéalement, il devrait être cultivé sur un sol sablonneux en pente où il n’y a pas trop d’humidité, celle-ci pouvant provoquer l’apparition de moisissure.

La récolte de l’aloe vera

De préférence, l’entretien de la plantation et la récolte doivent être réalisés manuellement.

La plante doit arrivée à maturité pour pouvoir prélever les feuilles qui serviront à extraire le précieux gel d’aloe vera. Un plant d’aloe vera bio est mature entre 4 et 5 ans, c’est le temps nécessaire pour que le gel-jus contenu dans les feuilles arrive a son potentiel de propriétés et composants nutritionnels.

La plante elle-même n’est pas récoltée, ce sont seulement les feuilles extérieures qui sont séparées de la plante avec une coupe nette et précise aussi près que possible du tronc. Les feuilles doivent être soigneusement retirées à la main pour éviter toute dégradation. Toutes les feuilles sèches ou abîmées sont rejetées.

Les feuilles sont coupées à raison de 3 ou 4 feuilles par pied environ tous les deux mois, chaque feuille pesant environ 500 g.

De la matière première à l’usine

Dans une logique de circuit court, l’unité de transformation se trouve généralement dans la plantation.

Les feuilles matures et les plus charnues sont soigneusement prélevées pour être immédiatement acheminées dans les usines situées à proximité des plantations. Le mieux étant le traitement dans les 5 heures qui suivent la cueillette !

Afin d’optimiser le processus et de limiter l’oxydation qui ferait perdre de précieux principes actifs au gel d’aloe vera, une partie du personnel s’occupe de la coupe des feuilles fraîches d’aloe pendant que l’autre s’occupe de les transporter à l’usine.

Il est primordial de procéder immédiatement à l’extraction du jus d’aloe vera pour éviter toute oxydation !

Comme pour les pommes qui ont tendance à brunir au contact de l’air (réaction avec l’oxygène de l’air), ce processus d’oxydation est naturel mais il est important de le limiter au maximum.

D’autres facteurs comme la chaleur et la lumière, ou la présence de métaux favorisent l’oxydation : ils agissent comme catalyseurs, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas à l’origine de la réaction mais contribuent à l’accélérer.

Nettoyage des feuilles d’aloe vera

A leur arrivée, les feuilles d’aloe vera sont nettoyées à la main ou de façon mécanique.

Elles peuvent être placées dans des bacs remplis d’eau (avec ou pas des produits purifiants) pour être nettoyées, désinfectées, puis brossées pour éliminer tout résidu ou poussière, et enfin placées sur un convoyeur à ruban motorisé pour être nettoyées à l’eau sous pression.

Certains procédés de fa

 

Coupe des feuilles d’aloe vera

Brossée, lavée et rincée avec soin, chaque feuille est coupée sur ses côtés et à sa pointe, de préférence avec des outils stérilisés afin d’éviter toute contamination.

Les feuilles sont maintenant prêtes pour l’extraction de la pulpe 

Extraction du gel d’aloe vera

C’est là qu’on note une différence décisive entre les procédés de fabrication du gel ou jus d’aloe vera : si la feuille entière est utilisée ou si c’est seulement le gel à l’intérieur de la feuille, le mucilage.

Il faut savoir que la feuille d’aloe vera est composée de deux couches :

  1. L’écorce de la feuille.

  2. Le mucilage contenant le gel-pulpe.

Et entre l’écorce (l’épiderme supérieur) et le mucilage (contenant le gel) se trouve une sève jaune/rosâtre contenant beaucoup d’aloïne.

La sève d’aloe vera contient de l’aloïne et de l’émodine, les deux ayant un fort effet laxatif communément connu dans le domaine pharmaceutique. Comme cet élément est habituellement indésirable pour les intestins, il est important que les feuilles d’aloe vera soient pelées et que seul l’intérieur (la pulpe) soit utilisé.

Le mucilage (pulpe), substance contenue dans la feuille, doit être minutieusement séparé de celle-ci.

L’extraction du gel peut se faire manuellement ou mécaniquement :

  • Soit les feuilles sont pelées méticuleusement selon le savoir-faire de chacun, pour éliminer l’aloïne, substance laxative contenue dans l’écorce de la feuille.

  • Soit les feuilles sont introduites dans une machine mécanique qui « pèle », c’est-à-dire où les parties extérieures de la feuille (peau) sont séparées de la zone intérieure (pulpe). La machine écrase la pulpe pour obtenir un jus d’aloe vera brut, non filtré. Celui-ci est envoyé à un réservoir à travers un serpentin qui a pour fonction de faire baisser la température tout en le transportant.

Les restes de feuilles résultant de ce processus seront utilisés plus tard pour fertiliser le sol des plantations, contribuant ainsi au recyclage.

La pulpe (mucilage) est broyée et pressée pour en extraire le jus, suivant un protocole étudié selon les sociétés.

Afin de maintenir la force des ingrédients actifs du gel d’aloe vera, il est impératif que les étapes de traitement soient achevées dan un court laps de temps. Il est prouvé que les ingrédients actifs se détériorent rapidement et perdent leur qualité après une période de 6 heures, ceci étant dû à l’oxydation.

La clé d’un bon produit aloe vera ne réside pas seulement dans le procédé d’extraction, mais surtout dans la méthode de stabilisation et de conservation du produit.

Stabilisation et conservation du jus d’aloe vera

Le gel translucide de la pulpe d’aloe vera est très instable. Laissé à l’air libre il s’oxyde très vite et ce processus détruit nombre de ses propriétés thérapeutiques. Même placé dans un réfrigérateur, il s’altère rapidement… C’est pourquoi le véritable problème posé par sa commercialisation fut sa stabilisation.

Le gel d’aloe vera doit être stabilisé afin de le garder aussi frais que lorsqu’il a été extrait de la feuille. Pour éviter l’oxydation, le jus d’aloe vera doit être complété avec un ou des agents conservateurs. Certaines marques n’emploient pas les conservateurs de synthèse autorisés par les organismes certificateurs mais uniquement des conservateurs naturels.

PRIVILÉGIEZ UNE STABILISATION DU GEL D’ALOE VERA À FROID !

Pendant ce processus de stabilisation, il est important que le gel ne soit pas exposé à une chaleur excessive ou à des produits chimiques agressifs, car cela détruirait ses précieux composants actifs.

L’extraction à froid permet de préserver sa teneur en nutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes, acides aminés, polysaccharides…). La composition du gel d’aloe vera est tellement riche qu’il serait dommage de s’en priver 

Les techniques de fabrication diffèrent énormément d’un produit à l’autre, et celles communément utilisées passent par la lyophilisation ou encore le filtrage sur charbon actif (pour supprimer l’aloïne quand la plante est broyée sans épluchage ou mal épluchée), ou encore d’autres procédés artificiels pratiqués couramment.

La lyophilisation.

Procédé de séchage à froid, la lyophilisation est la déshydratation du gel d’aloe vera qui consiste à enlever l’eau, permettant ainsi de le réduire en poudre. Préalablement congelé entre – 30°C et – 50°C, le gel est ensuite réhydraté avec de l’eau. La technique du séchage à froid sous vide donne d’assez bons résultats, le gel conservant la plupart de ses propriétés une fois réhydraté. Il existe également la technique de déshydratation à chaud par de moyennes ou de très hautes températures.

Ce procédé est utilisé pour favoriser le transport notamment.

Le filtrage sur charbon.

Cette étape demande l’ajout de nombreux conservateurs ainsi que des enzymes qui aideront à ce que le filtrage se réalise efficacement. Elle garantit une pureté maximale grâce à son processus de filtrage sur charbon végétal pour une meilleure élimination des impuretés.

La pasteurisation.

La pasteurisation est une opération qui consiste à chauffer le gel d’aloe vera à haute température (plus de 60°C) après y avoir ajouté du peroxyde d’hydrogène, et à le refroidir brusquement, de manière à détruire un grand nombre de germes pathogènes. Tout comme le lait pasteurisé, ce procédé est utilisé pour éviter la fermentation du gel d’aloe vera.

Le rayonnement.

L’irradiation désigne l’exposition du gel d’aloe vera à des rayonnements ultraviolets, mais ce procédé est à éviter car il modifie sa composition chimique.

L’irradiation.

L’irradiation des aliments consiste à exposer des aliments à des rayonnements ionisants afin de réduire le nombre de micro-organismes qu’ils contiennent. Comme pour de nombreux fruits et légumes, on peut procéder à l’irradiation du gel d’aloe vera. Même si c’est une méthode controversée de conservation des aliments (car on ne connaît pas encore toutes les conséquences sur l’organisme), elle est très utilisée.

Mais vous l’aurez compris, pour conserver son état naturel, frais et entier, le gel ne doit subir AUCUNE transformation !

Ou tout du moins, les procédures brevetées doivent permettre la fabrication des produits d’aloe vera d’une puissance très proche de celle de la plante fraîche sans détruire les vitamines et les enzymes qui font la valeur du gel d’aloe vera.

Contrôle qualité du jus d’aloe vera

Cosmétiques & boissons.

Le gel d’aloe vera doit ensuite faire l’objet de tests qui garantissent la qualité. Des échantillons de jus d’aloe vera peuvent être prélevés pour être contrôlés, notamment pH et densité, et envoyés dans un laboratoire externe pour l’étude des facteurs microbiologiques.

Étape suivante, séparer la quantité de jus d’aloe vera obtenu : une partie sera destinée à l’élaboration de produits cosmétiques tels que gel, savon, shampoing, crème… et l’autre sera embouteillée et étiquetée comme gel à boire.

Pour les cosmétiques, il est préférable de choisir une gamme qui ne contient aucun ingrédient controversé pour la santé, tels que parabens, silicones, PEG, parfum de synthèse, phénoxyéthanol, phtalate, ether de glycol, paraffine…

Produits non testés sur les animaux.

De plus en plus de sociétés développent une éthique de la fabrication et de l’élaboration des produits, notamment en ce qui concerne les tests animaux.

Beaucoup de marques mettent un point d’honneur à ne pas ajouter de substances nocives pour les animaux (comme celles d’origine animale) et à tester aucun produit sur les animaux.

Et pour ça, nous les remercions 

Emballage et étiquetage du jus d’aloe vera

L’embouteillage doit se faire aussitôt pour éviter toute altération du produit. Une fois les contenants inspectés et vérifiés (conformité d’hygiène), ils sont remplis, scellés et étiquetés.

Le must étant les bouteilles de verre fumé, un matériau neutre anti-UV assurant une excellente protection du produit !

Et pensez à la planète : évitez autant que possible le sur-emballage…

Distribution des produits à base d’aloe vera

Les produits aloe vera sont ensuite envoyés de manière locale ou à l’international.

S’ils sont produits aux États-Unis, les produits sont souvent acheminés en bateau vers l’Europe à destination des centres de distribution pour assurer la livraison des produits en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

S’ils sont produits en Europe, les produits sont acheminés plus rapidement (ce qui a l’avantage de limiter l’impact écologique).